et d'un peu de l'Encyclopædia Universalis 1998,
aidé du dictionnaire Hachette Livre, 1997
Albert-Le-Roy (François, Clément) né à Paris le 19 décembre 1856, mort à Saint-Fortunat-sur-Eyriuex (Ardèche) le 18 août 1965
Allard ( Maurice, Édouard, Eugène) né à Amboise (Indre-et-Loire) le 1er mai 1860, il y meurt le 27 novembre 1942
Antoine-Gras(Denis), né à Rochegude (Drôme) le 2 mars 1847, mort à Bourg (Ain) le 14 mai 1917.
Député de la Drôme de 1893 à 1910
Après avoir appartenu au barreau, il entra dans
la magistrature avant de se présenter aux élections générales
de 1893.
Inscrit au groupe radical-socialiste et membre de diverses
commissions, il participa à de nombreux débats : budget
de la Justice, des Cultes, de la Guerre et de l'Agriculture.
Réélu en 1898, il siégea à
la commission du droit d'association et à celle de la législation
criminelle. Il se fit entendre sur le budget de la Guerre, sur l'indemnité
parlementaire, sur l'amnistie et sur le contrat d'association.
Réélu en 1902, il fut membre de la commission
des associations et de congrégations, de celle des armées, de
la commission de la presse et de la commission de l'administration des cultes
et de la décentralisation. Il prit part à quelques discussions
: les demandes formées par les congrégations prédicantes
; la réforme de la justice de paix ; la séparation des Églises
et de l'Etat.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Archdeacon (Edmond, Sébastien) né à Paris le 24 décembre 1864, il y meurt le 20 février 1906
Arnous (Marie, Gustave, Louis, Eugène), né le 30 juin 1846 à Toulouse (Haute-Garonne), mort à Paris le 11 septembre 1901
Député de la Charente de 1884 à 1901
Il intervint dans plusieurs discussions. Il vota contre la suppression de l'ambassade auprès du Vatican, contre la suppression du budget des cultes, contre la dénonciation du Concordat .
Auffray ( Jules, Augustin) né à Paris le 3 novembre 1852, il y meurt le 7 avril 1916
Audiffred (Jean, Honoré), né le 12 décembre 1840 à Jausiers (Hautes-Alpes), mort 27 octobre 1917 à Saint-Pierre-La-Noaille (Loire)
Député de la Loire de 1879 à
1904
Sénateur de la Loire en 1895 et de 1904 à
1917
Membre de divers commissions, il participa à
de nombreuses discussions, notamment sur les caisses de retraites, de secours
ou de prévoyance, sur le tarif des douanes, sur les caisses d'épargne
et sur le budget de l'agriculture, sur les accidents
du travail, sur l'achèvement du canal de la Loire au Rhône,
etc, ....
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Augagneur (Jean, Victor) né à Lyon le 16 mai 1855, mort au Vésinet (Seine-et-Oise) le 23 avril 1931
Augé (Justin, Auguste) né à Béziers (Hérault) le 31 mars 1850, mort à Paris le 2 janvier 1925
Député de l'Hérault de 1897 à 1910
Il venait de terminer ses études au collège
de Béziers, lorsque éclata la guerre de 1870. Devançant
l'appel de sa classe, il s'engagea au 1er régiment de zouaves et fit
la campagne de 1870-1871 aux armées de la Loire et de l'est.
Démobilisé, il fonda un commerce de vins,
puis il se consacra à la viticulture qu'il défendit en tant
que secrétaire du comice agricole, conférencier et journaliste.
Il fut élu conseiller général du
canton de Capestang en janvier 1890 contre un candidat boulangiste .
C'est à l'élection partielle du 28 février
1897 qu'il fut élu pour la première fois député.
Il s'inscrivit au groupe radical-socialiste et fut membre de diverses Commissions.
Toutes ses interventions, rapport de projets, dépôt
de propositions de lois ont rapport avec le vin
: suppression de droit d'octroi sur les boissons hygiéniques, distribution
de vin aux troupes création d'une caisse d'assurance agricole , lutte
contre les fraudes .....
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Aulan (Marie, François, Guénin de Suarès, Comte d') , né à Livourne (Italie), mort à Paris le 7 février 1910
Député de la Drôme de 1898 à 1902
Lieutenant de cavalerie de réserve, il fut élu
en se disant nationaliste plébiscitaire. Il intervenait toujours avec
fougue, esprit et bonne humeur. Il faillit mettre en minorité le cabinet
Waldeck-Rousseau.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Aynard ( Édouard) né à Lyon le 1er janvier 1837, mort à Paris le 25 juin 1913.
Député du Rhône de 1889 à 1913
Il est issu d'une famille bressane venue s'établir
à Lyon au XVIIè siècle. Il commença ses études
au collège d'Oullins ( Rhône) et les termina en Angleterre. Son
père qui était banquier le fit s'initier à l'industrie
de la soie, puis l'associa à ses affaires financières, industrielles
et économiques.
Ses compétences lui valurent d'être nommé
président de la chambre de commerce de Lyon. Il s'intéressa
à l'enseignement professionnel et contribua au développement
de l'Université lyonnaise.
Élu, il s'intéressa à toutes les
discussions douanières en tant que libre-échangiste. Les questions
sociales retinrent également son attention : travail des enfants,
des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels
; aide aux ouvriers mineurs ; réorganisation des caisses d'épargne
; société de secours mutuels ; accidents du travail ; il défendit
l'assistance aux vieillards, infirmes et incurables ainsi que la caisse des
retraites ouvrières.
En 1895, il siégea à la Commission chargée
de l'examen de la proposition de loi de M. Lemire sur
la liberté d'association.
Inscrit au groupe des progressistes, il avait soutenu le
Ministère Méline en 1889, puis s'était
retranché dans l'opposition sous les Ministères radicaux qui
lui succédèrent.
Il plaida en faveur de la liberté de l'enseignement
dont il se fit le défenseur. Il intervint en faveur des congrégations
et se prononça contre la séparation des églises et de
l'État
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Barbey ( Edouard, Polydore, Isaac), né à Béziers (Hérault) le 2 septembre 1831, mort à Paris le 26 mars 1905
Barodet (Désiré), né à Sermesse ( Saône-et-Loire), mort à Vincelles (Jura) le 18 avril 1906
Représentant à l'Assemblée
Nationale de 1873 à 1876
Député de la Seine de 1876 à
1896
Sénateur de la Seine de 1896 à 1900
Avec une ténacité sans défaut,
il réclama la révision de la Constitution de 1875 par une assemblée
constituante. Il a laissé son nom au recueil des engagements électoraux
que publie la Chambre
Barthe (Jean, Marcel ), né le 15 janvier 1813 à Pau (Basses-Pyrénées), mort le 16 février 1900 à Jurançon (Basses-Pyrénées)
Représentant des Basses-Pyrénées
à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876
Député des Basses-Pyrénées
de 1876 à 1877 et de 1878 à 1882
Sénateur des Basses-Pyrénées
de 1882 à 1900
Président d'une commission relative aux délégués mineurs, il intervient dans la discussion d'une loi concernant ces délégués.
Barthou (Louis) né le 23 août 1862 à Oloron-Sainte-Marie (Basses-Pyrénées), mort le 9 octobre 1934 à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Bassetière.
(Jean - Baptiste - Henri - Edouard, Morisson de la) né à Saint-Julien-des-Landes
(Vendée) le 9 mars 1825, il y meurt le 23 octobre 1885.
Riche propriétaire terrien, attaché à
la cause royaliste et catholique, il fut porté sur la liste conservatrice
de la vendée le 8 février 1871.Elu, il vota en faveur des prières
publiques et contre l’amendement wallon qui décida de l’établissement
de la République. Réélu en 1876, il vota contre l’amnistie
et ne cessa de s’opposer aux propositions et projets de lois émanés
de la gauche. Il fut réélu en 1881 et continua à combattre
à l’extrême droite.
Baudin (Alphonse) (Nantua, 1811 ; Paris, 1851), homme politique français. Député à l’Assemblée législative de 1849, il tenta de s’opposer, avec les ouvriers parisiens, au coup d’État du 2 Décembre et fut tué sur une barricade. © Hachette Livre, 1997
Baudry d'Asson ( Armand, Léon, Charles de ) né le 15 juin 1836 à Rochesernière (Vendée), mort le 12 mai 1915 à La Garnache (Vendée )
Député de la Vendée de 1876 à 1914
Il participa à certains débats concernant
les problèmes agricoles, en particulier l'élevage du cheval,
s'opposa au projet de loi ayant pour objet de célébrer aux frais
de l'Etat les funérailles de Jules Ferry et demanda
à interpeller le Gouvernement (1893) sur les mesures prises pour rétablir
l'ordre dans Paris.
Il interpella le Gouvernement au sujet de l'expulsion des
congrégations religieuses (1902) sur "l'État de guerre civile
dans lequel M. le Président du Conseil à plongé la France"
(1903). Il fut l'objet d'une mesure de censure en 1905 à la suite
d'un incident provoqué par lui.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Beauquier (Charles), né à Besançon (Doubs) le 19 décembre 1833, mort à Besançon le 12 août 1916
Député du Doubs de 1880 à 1914
Membre de la commission chargée d'étudier
la révision des services administratifs, il dépose des propositions
concernant, entre autre, la réduction du nombre de départements.
Favorable aux idées socialistes, il intervient au cours de la discussion
d'un texte relatif au travail des femmes et des enfants pour demander le contrôle
des comités de travail élu par les ouvriers (1891). Il manifeste
son anticléricalisme en demandant la réduction des subventions
accordées aux maîtrises des églises (1893). Il s'intéressera
à la protection des sites, demande un enseignement agricole dans les
écoles primaires et se préoccupe de la situation des professeurs
de dessin.
Il établit, en 1902, un important rapport sur sa proposition de loi
tendant à remplacer les départements par des régions
et sur une proposition relative à la suppression de la tutelle administrative.
Dès 1898, il avait demandé la création d'une grande Commission
de décentralisation à la Chambre. En 1905, il dépose
une proposition de loi tendant à supprimer l'incapacité légale
de la femme mariée . Il souhaitait que le temps de parole des
députés fut limité.
En 1908, il dépose des propositions contre l'abus de l'affiche-réclame,
pour la création de réserves nationales boisées et pour
la réglementation des occupations temporaires sur les terrains classés
parmi les sites à protéger. Il déposera des amendements
tendant à l'achat de sites pittoresques. En 1909, il propose d'obliger
les villes à dresser des plans d'extension et d'embellissement .
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Beauregard (Paul, Victor), né le 13 octobre 1853 au Havre ( Seine-Inférieur), mort le 24 mars 1919 à Paris.
Député de la Seine de 1898 à 1919
Docteur en droit en 1876, il fut reçu à
l'agrégation l'année suivante et fut nommé professeur
de droit commercial à Douai. En 1881, il était affecté
à la chaire d'économie politique à la faculté
de droit de Paris. Il eut une brillante carrière universitaire et l'académie
des sciences morales et politiques le reçut le 2 décembre 1905.
Élu en 1898, il s'inscrit au groupe progressiste
et fut membre de la Commission des colonies, de la Commission de l'enseignement
et de la commission du budget pour l'exercice 1900...
Il présenta de nombreux rapports sur : la réforme
du conseil de prud'homme, le louage des services, le budget du commerce et
de l'industrie, le traitement du personnel des écoles professionnelles.
Il prit part à de nombreuses discussions parmi
lesquelles on peut citer : les accidents du travail, le contrat et le droit
d'association, les demandes d'autorisations formées par les congrégations
enseignantes, le régime des aliénés, la légitimation
des enfants adultérins, la journée de travail dans les mines,
la durée du travail dans les établissements industriels, les
opérations des liquidateurs des congrégations, les actes de
corruption électorale.
Travailleur infatigable dans ce qui était du domaine
de ses compétences, il se tut quand il appris la mort de son fils
au champ d'honneur.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Benoist (Charles, Augustin) dit Charles-Benoist né à Courseulles-sur-Mer (Calvados) le 31 janvier 1861 il y meurt le 11août 1936
Bepmale (Jean,
Eugène, Omer), né 1er septembre 1852 à Saint – Gaudens
(Haute-Garonne), mort Je 9 novembre 1921 à
Saint-Gaudens
Bérard (Alexandre - Octave), né à Lyon (Rhône le 3 février 1859, mort à Paris le 20 avril 1923
Docteur en droit procureur général et
substitut
Il s’engagea en 1893 à défendre République
démocratique, réformatrice et progressiste, à maintenir
les lois scolaire et militaire, la laïcité de l’école publique,
à voter des lois sur les associations, sur le crédit agricole..,
A la Chambre, Alexandre Bérard s’inscrivit aux groupes de la gauche
démocratique et de l’union progressiste, puis aux groupes de la gauche
radicale et de l’union démocratique à partir de 1902, enfin
à partir d e1906, au groupe de la gauche démocratique, radicale
et radicale socialiste.
Membre de nombreuses commission, il eu une grande activité.
Berger Philippe, né le 15 septembre 1846 à Beaucourt (Haut-Rhin) (actuelement Territoire de Belfort), mort le 14 mars 1912 à Paris.
Bernard (Charles, Jean) né à Bordeaux (Gironde) le 15 juin 1856, mort à Paris le 3 septembre 1927
Député de la Gironde de 1898 à
1902
Député de la Seine de 1914 à
1924
Pharmacien, il fut attiré rapidement par la politique
et collabora à un organe blanquiste
dont il prit ensuite la direction. Il se présenta à la députation
"pour défendre les intérêts du peuple, combattre les faux
républicains et démasquer les hypocrisies de la secte opportuniste"
Il ne s'inscrivit à aucun groupe, mais eut une
très grande activité déposant des propositions de loi
sur les sujets les plus divers : organisation du corps des inspecteurs du
travail; l'emploi des travailleurs étrangers; suppression de la censure
des œuvres théâtrales; régime des aliénés,
etc ... Il devint rapidement célèbre par ses virulentes interventions
qui soulevaient souvent le tumulte au sein de la Chambre et lui valaient de
fréquents rappels à l'ordre des présidents de séance.
Installé à paris, il s'y fait élire
sous l'étiquette de "républicain socialiste patriote". Il avait
affirmé à ses électeurs sa volonté de lutter
"pour toutes les libertés syndicales, confessionnelles, d'écrire
et de dire" Dès lors, il n'est pas étonnant qu'il se soit élevé
à plusieurs reprise contre la censure. ses interventions reçurent
à plusieurs reprises l'approbation de l'extrême gauche, par
exemple lorsqu'il exposa qu'il voterait, comme il l'avait toujours fait,
contre les fonds secrets ou qu'il expliqua ses votes contre la demande en
poursuites de Marcel Cachin et pour l'adoption de la résolution tendant
à suspendre la détention du même député
(1923).
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Bernard (Paul, Victor), né le 31 mai 1862 à Duperré (Algérie), mort le 16 octobre 1924 à Constantine.
Député de la Seine de 1898 à1902
Avocat, il est élu sous l'étiquette de
républicain socialiste indépendant. Membre de plusieurs commissions
et déposa des propositions de loi tendant à modifier la loi
du 25 mai 1885 sur la relégation (1899), à supprimer la peine
corporelle en matière de simple police (1899), etc, ...
Il soutint un amendement qui étendait l'application de la loi sur les accidents du travail aux ouvriers
des établissements militaires. Il demanda à interpeller le
gouvernement sur les conditions du transport des soldats envoyés en
Chine .
Bert(Paul) né à Auxerre (Yonne) le 19 octobre 1833, mort à Hanoï (Tonkin) le 11 novembre 1886
Berteaux (Henry, Maurice ), né le 3 juin 1852 à Saint-Maur-des-Fossés, mort le 21 mai 1911 à Issy-les-Moulineaux.
Député de Seine-et-Oise de 1893
à 1911
Ministre de la Guerre de 1904à 1905 et en
1911
Après de brillantes études, il fait son
service militaire dans l'artillerie. Il finira capitaine de réserve.
A peine âgé de 27 ans, il est titulaire d'une charge d'agent
de change à la Bourse de Paris et bientôt devient membre de la
chambre syndicale de cette corporation.
En 1888, il est élu conseiller municipal de Chatou
et en devient le Maire trois ans plus tard. Déjà sa courtoisie,
la bienveillance qu'il témoigne à tous, son attitude franche
et loyale, le soin qu'il met à éviter les heurts inutiles lui
valent, dans son arrondissement, cette large popularité dont il a
le goût. Il est facilement élu député.
Il s'était présenté comme candidat
radical socialiste et avait explicitement fait siens les articles du programme
radical : l'impôt global et progressif sur le revenu, la séparation
des églises et de l'État, la réduction de la durée
du service militaire, l'extension aux vieillards de l'assistance publique.
A la stupéfaction de son entourage - la famille Berteaux et lui-même
appartenaient à la bourgeoisie aisée - toutes ses sympathies
vont vers l'aile gauche des radicaux socialistes dont il deviendra en quelques
années le chef incontesté. Sans avoir une éloquence classique,
il parle avec aisance et, grâce à son habileté à
manier les groupes et à travailler les couloirs, il a une action indubitable
sur la Chambre.
Il interviendra dans ses domaines d'excellence que sont
les finances et les affaires militaires. S'il déclara qu'en aucun
cas il accepterait la charge de Ministre des finances ( il avait conservé
sa charge à la Bourse de Paris ) , il fut deux fois ministre de la
guerre. Très féru d'aviation, il prévoit que celle-ci
pourra apporter un puissant concours à la défense nationale
et veut l'élever au rang d'une arme autonome et redoutable.
Dans cet esprit, il encourage le sport aéronautique.
Le 21 mai 1911, accompagné du Président Monis
, il assiste, à Issy-les-Moulineaux, au départ de la course
Paris-Madrid, organisé par le Petit Parisien. Tous deux s'avancent
au milieu de la piste quand un monoplan en difficulté, soudain, s'abat.
Monis est grièvement blessé, quant à Berteaux il est
tué sur le coup, décapité par l'hélice de l'appareil.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Berthoulat (Pierre,
Louis, Félix, Georges, dit Georges-Berthoulat) il nait le 16 août
1859 au Châtelet (Cher), et meurt le 5
juillet 1930 à Paris
Licencié en droit, il est secrétaire général
du Cantal lorsqu'il démissionne pour une brillante carrière
dans le journalisme. Il entre en politique pour lutter contre le "radicalisme
dreyfusard et le collectivisme internationaliste".
Il prend une part active à la discussion sur le
projet de séparation des Églises et de l'État.
Adversaire ministère Combes, il demande, en 1903,
l'organisation d'un référendum sur la question du budget des
cultes.
Berry (Jean-Baptiste, Marie, Georges ) né le 8 mars 1855 à Bellac (Haute-Vienne), mort le 13 avril 1915 à Paris
Berryer (Pierre Antoine) né à Paris le 4 janvier 1790, mort à Angerville (Seine-et-Oise) le 29 novembre 1868
Bertrand (Paul
, Charles, Alfred), né le 11 décembre 1847 à ChâJons-sur-Marne
(Marne), mort le 17 novembre 1936
Sainte-Menehould (Marne).
Bienvenu-Martin (Jean-Baptiste) né le 22 juillet 1847 à Saint-Bris-le-Vineux (Yonne), il y meurt le 10 décembre 1935
Billot (Général Jean-Baptiste) , né le 31 mai 1907 à Paris. Mort le 15 août 1828 à Chaumeil (Corrèze)
Blanc (Louis, Antoine), né à Bourdeaux (Drôme) le 14 avril 1838, mort à Bourdeaux le 24 octobre 1914 -Homonyme du théoricien socialiste de l'organisation du travail (1811-1882) -
Député de la Drôme de 1892
à 1902
Sénateur de la Drôme de 1902 à
1914
Entrepreneur de voitures publiques, il était
partisan d'une politique vraiment démocratique et progressiste. Son
programme comportait : le maintien des lois scolaires, c'est à dire
la laïcité, la gratuité et l'obligation de l'enseignement;
l'égalité de tous devant l'impôt du sang et la réduction
à deux ans du service militaire; la séparation des Églises
et de l'Etat et la suppression du budget des cultes; la réforme administrative
et l'épuration du personnel; la réforme judiciaire et la réduction
des frais de justice; l'étude des lois comportant l'amélioration
du sort des travailleurs; la création d'une caisse de retraites pour
les ouvriers infirmes ou âgés; l'encouragement aux sociétés
de secours mutuels; l'encouragement de l'agriculture et l'organisation d'un
crédit agricole; la réforme des impôts; la limitation
de la politique coloniale à la conservation des possessions actuelles
sans conquêtes nouvelles; le renouvellement partiel de la Chambre des
députés.
Élu, il s'inscrivit au groupe radical-socialiste
et fut membre de divers commissions.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Blois ( Comte Georges, Aymar de ), né le 1er janvier 1849 à Huillé ( Maine-et-Loire ), mort le 12 mars 1906 à Paris
Sénateur du Maine-et-Loire de 1895 à 1906
Étant lui-même agriculteur, il intervint dans la plupart des
débats agricoles.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Bodinier (Guillaume, Jean, Victor), né le 30 mai 1847 à Angers (Maine-et-Loire), mort le 15 septembre 1922 à Trélazé
Boissieu ( Baron Guy de Salvaing de ) né à Beire-le-Châtel (Côte-d'Or) le 26 mai 1871, mort à Paris le 25 mai 1954
Boissy d'Anglas (François-Antoine, baron) petit fils du célèbre conventionnel, né à Paris le 19 février 1846, il y est mort le 21 janvier 1926
Bompard (Raoul), né à Gênes (Italie) le 17 décembre 1860, mort au domaine d'Aumont, par Senlis (Oise) le 11 septembre 1939
Député de la Seine de 1898 à 1902
Avocat, docteur en droit, il fut secrétaire d'un
sous-secrétaire d'Etat et à la Justice et conseiller à
la cour de cassation, ce qui le mit en contact avec les milieux politiques.
Il adhéra au parti radical.
Élu au Palais Bourbon, il s'inscrivit au groupe
de l'Union progressiste. Il y fut membre de la Commission de réforme
judiciaire et de la Commission de législation criminelle. Ses principaux
travaux et ses interventions les plus importantes eurent pour objet l'organisation
judiciaire, les modifications du Code pénal et de la justice militaire.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Boudenoot (Louis, Charles, François) , né le 2 mai 1855 à Fruges (Pas-delIais), mort le 22 octobre 1922 à Paris.
Bourgeois (Léon, Victor, Auguste), né le 29 mai 1851 à Paris, mort le 29 septembre 1925 au château d'Oger, près d'Epernay ( Marne )
Député de la Marne de 1888 à
1905
Sénateur de la Marne de 1905 à 1925
plusieurs fois Ministre et Président du Conseil
entre 1888 et 1917
Président de la Chambre de 1902 à 1904
Président du Sénat de 1920 à
1923
Avocat de formation, il élabora, avec le
solidarisme , le programme social et économique
dont le parti radical avait besoin pour se distinguer à la fois du
libéralisme individualiste et
du socialisme collectiviste . Ses idées
furent exprimées dans une série d’articles publiés par
la Revue nouvelle en 1896, et qui furent ensuite réunis en volume
sous le titre de Solidarité (1896). Bourgeois devait également
publier Essai d’une philosophie de la solidarité (1902), L’Idée
de solidarité et ses conséquences sociales (1902) et
La Politique de la prévoyance sociale (1914). Une association
pour la propagation des nouvelles idées fut fondée en 1895
sous le nom de Société d’éducation sociale; un congrès
international sur ce thème se réunit à l’occasion de
l’Exposition universelle de 1900.
Là ou la solidarité naturelle engendre injustices
et inégalités, une intervention correctrice s’avère nécessaire,
suivant l’opinion de Bourgeois et des tenants du solidarisme; elle prendra
la forme du quasi-contrat, théorie qui ne donne cependant au solidarisme
qu’une précision apparente. Les obligations du solidarisme peuvent
en fait être résumées sous trois chefs: libre éducation
pour toutes les classes de la société; minimum de moyens d’existence
pour chacun; assurance contre tous les risques de la vie. Cette doctrine,
qui eut son heure de succès et dont on trouve des traces dans le synthétisme
ou syncrétisme de Walras, représente l’une des nombreuses variantes
du "tiers chemin" tant à l’honneur au début du siècle;
elle fournit en tout cas sa justification à un programme de réformisme
social.
Il présida Ligue de l'Enseignement de 1894 à
1898, succédant à Jean Macé. En 1890 le Ministère
de l'Instruction publique et des Beaux-Arts lui fut attribué. Il contribua
à la reconstitution des universités en regroupant certaines
facultés, à la création de l'enseignement secondaire
moderne, malgré son attachement à la culture classique, à
la réforme de l'enseignement primaire et à l'organisation de
l'enseignement post scolaire.
Il constitua un Cabinet le 1er novembre 1895 dont
le programme politique proposait d'établir un impôt général
sur le revenu, d'organiser les retraites ouvrières et prévoyait
le dépôt d'un projet de loi sur les associations, première
étape vers la séparation des Églises et de l'État.
Mais il n'eut pas la possibilité de l'appliquer. Le Sénat lui
manifesta plusieurs fois son hostilité jusqu'à provoquer son
renversement le 23 avril 1896.
Son passage au Ministère du travail fut marqué
par le dépôt d'un projet de loi dont devaient découler
les dispensaires d'hygiène sociale et de préservation antituberculeuse.
Il fit voter les lois sur le repos hebdomadaire, sur les assurances du travail,
sur les biens de famille insaisissable, sur le salaire de la femme mariée
...
C'est dans son rôle d'apôtre de la paix
qu'il acquis son plus grand prestige. L'idée de droit maîtresse
du monde constituait son idéal et son but. C'est ainsi qu'il conçut
l'arbitrage comme moyen de règlement des conflits internationaux. Il
exposa ses idées à la Conférence internationale qui
se tint à La Haye en 1899. Il proposa d'instituer un tribunal souverain
entre les nations. Il ne fut pas suivi. Il repris son idée en 1907
à la deuxième Conférence de La Haye et réussit
à faire accepter le principe de l'arbitrage et son applications aux
contestations portant sur les clauses des conventions internationales. Il
ne put obtenir l'adoption d'un projet de traité obligatoire.
Lorsqu'en 1919 s'organisa la SDN , il fut tout naturellement
porté à sa présidence. Il tenta de mettre à la
disposition de cet organisme une force d'exécution pour appuyer ses
décisions, sans lesquelles elles resteraient vaines.
Il lança également l'idée d'un
contrôle international des armements, mais ne put réussir.
Au Sénat il siégeait sur les
bancs de la gauche démocratique.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Boucher (Henry
Hypolyte, Paul) né le 19 septembre 1847 à Bruyères (Vosges),
mort le 1er février 1927 à Nancy
(Meurthe-et-Moselle)
Bouchet Paul - Emile- Brutus), né à Embrun (Hautes Alpes) le décembre 1840. Date et lieu de décès inconnu
A fait son droit et a été inscrit au barreau d’Embrun. Il fut compromis dans le mouvement insurrectionnel de Marseille, en 1871 (La Commune de Marseille) et fut emprisonné préventivement pendant 3 mois, puis acquitté. Mais l’ordre des avocats lui interdit de rentrer au barreau. Élu représentant des Bouches-du-Rhône, il siégea à l’union républicaine (Extrême gauche). Gambettiste, il vota pour l’amnistie et pour la séparation des Églises et de l’Etat. Il quitta la France à la suite d’une condamnation pour contravention à la loi des sociétés.
Boyer (Antoine, Jean-Baptiste, dit Antide), né le 26 octobre 1850 à Aubagne (Bouches-du-Rhône), mort le 24 juillet 1918 à Marseille
Député des Bouches-du-Rhône
de 1885 à 1909
Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1909
à 1912
Il appartint à divers commission spéciales,
et notamment à celle chargée de l'examen du projet et des propositions
de loi concernant la liberté d'association. Il se fit entendre sur le travail des femmes
et des enfants dans les établissements industriels , sur la création
de nouvelles classes d'enseignement primaire, des manifestations du 1er mai,
des conseils de prud'homme, des syndicats
professionnels de patrons et d'ouvriers.
Innocenté, après avoir été
compromis dans l'affaire de Panama , il s'engagea,
en 1897, dans les troupes grecques combattant contre les Turcs , fut blessé et rentra
en France pour se faire réélire en 1898. Se préoccupations
ne changèrent pas
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Boysset (Charles, Guillaume), né le 29 avril 1817 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), mort le 22 mai 1901 à Paris
Représentant de la Saône-et-Loire
à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876
Député de Saône-et-Loire de
1876 à 1901.
Brager
de La Ville-Moysan (Eugène, Antoine, Joseph)), né
le 16 juin 1862 à Nantes (Loire-Inférieure), mort le 6 mars
1936, à Rennes (Ille-et- Vilaine).
Briand (Aristide) (Nantes, 1862 ; Paris, 1932),
. Cofondateur, avec Jaurès, du parti socialiste français (1901),
qu’il quitta en 1905, il fut 23 fois ministre (18 fois des Affaires étrangères)
et 11 fois président du Conseil. Après 1918, il s’attacha à
maintenir la paix (accords de Locarno avec l’Allemagne, 1925) et se montra
actif à la Société des Nations (le pacte Briand-Kellog,
pacte de renonciation générale à la guerre, fut signé
en août 1928 par 60 nations). P. Nobel de la paix 1926 avec G. Stresemann.
© Hachette Livre, 1997
Brisson (Eugène, Henri ) né le 32 juillet 1835 à Bourges (Cher), mort le 13 avril 1912 à Paris
Représentant de la Seine à Assemblée
nationale de 1871 à 1876
Député de la Seine de 1876 à
1885
Député du Cher de 1885 à 1889
Député de la Seine de 1889 à
1902
Député des Bouches-du-Rhône de
1902 à 1912
Président du Conseil et Ministre de la Justice
de 1885 à 1886
Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur
en 1898
Président de la Chambre des Députés
de 1881 à 1885,
de 1894 à 1898, de 1904 à 1905 et
de 1906 à 1912.
Il appartint à diverses commissions : affaire
de Panama , budget, marine, enseignement. Il
prit part à de nombreux débats: budgets; la projet de loi tendant
à réprimer les menées anarchistes ; le projet de loi
relatifs aux demandes d'autorisation formées par les congrégations
enseignantes; la proposition de loi sur le contrat d'association; les projets
et propositions de loi sur la séparation des églises et de
l'État.
Lors de la crise boulangiste
, en 1889, il se montra partisan de la défense républicaine.
Il présida avec une parfaite impartialité la commission d'enquête
sur l'affaire de Panama en 1893.
Par deux fois il tenta d'être élu à
la présidence de la République. A la tête d'un ministère
il eut à se prononcer sur la révision du procès Dreyfus , mais les démissions successives
des ministres de la guerre ébranlèrent son Cabinet.
De 1899 à 1902, il soutint la politique de Waldeck-Rousseau et se fit entendre dans les
débats sur les projets et propositions de loi concernant le contrat
et le droit d'association.
Il se déclara, en dépit de son rôle d'arbitre, partisan
des mesures dirigées contre l'Etat-major et le clergé. Farouche
défenseur de la laïcité, il se prononça pour la
rupture du concordat et contre les congrégations enseignantes.
Il mourut dans l'exercice de ses fonctions présidentielles
au Palais de Bourbon.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Buisson (Ferdinand , Édouard) né le 20 décembre 1841 à Paris , mort le 16 février 1932 à Thieuloy-Saint-Antoine
Caillaux (Joseph,
Pierre, Marie, Auguste)
né le 30 mars 1863 au Mans (Sarthe), mort le 21 novembre 1944 à
Mamers (Sarthe)
Député de la Sarthe de 1898 à
1919
Sénateur de la Sarthe de 1925 à 1944
Ministre des Finances de juin 1899 à juin
1902, d'octobre 1906 à juillet 1909 et de mars à juin 1911
Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur
et des Cultes de juin 1911 à janvier 1912
Ministre des Finances de décembre 1913 à
mars 1914 et d'avril à octobre 1925
Vice-Président du Conseil et Ministre des
Finances de juin à juillet 1926
Ministre des Finances de 1er au 6 juin 1935
Adjoint à l'Inspection général
des finances pendant dix ans. Ses convictions s'affirmèrent malgré
l'aversion de sa famille aux idées nouvelles. Lors de la crise boulangiste , il se montra particulièrement
opposé aux nationalistes et au parti clérical et se félicita
même d'avoir pu entraîner son père (ancien ministre) dans
le camp des anti-boulangistes.
Élu en 1898, dans sa profession de foi, il déclare
d'emblée : "Je suis profondément républicain non seulement
parce que la république est le gouvernement légal du pays,
mais aussi parce qu'elle est l'expression la plus large de la liberté,
du droit et du progrès." Fidèle à ces principes, il
s'inscrit au groupe des Républicains progressistes (modérés)
et devient membre des Commissions des crédits, des colonies et de
la législation fiscale. Il a trente-cinq ans. A peine un an plus tard,
il sera Ministre des Finances.
Grand travailleur, grand débatteur, il consacre
son activité aux questions fiscales. Il dépose une proposition
de loi, présente des rapports. Il se fait connaître et se lie
avec quelques-uns uns des présents et futurs leaders politique de
l'époque : Paul Deschanel , Gaston Doumergue , Raymond Poincaré
, Louis Barthou , Maurice Rouvier, Théophile
Delcassé . Il présente à la
commission de législation fiscale un exposé comparatif sur
les divers systèmes d'impôts sur le revenu, ce qui lui vaut
une notoriété déjà appréciable. Il manifeste
sans ambiguïté ses sentiments en faveur de Dreyfus ; ce fils du Ministre de Mac-Mahon se range délibérément
parmi les éléments les plus à gauche.
Ministre des finances de Waldeck-Rousseau
, il mènera de nombreuses réformes sans toutefois aller jusqu'à
engager les hostilités à propos de l'impôt sur le revenu.
Il refusera de travailler
avec Combes à qui il reprochera de faire de l' anticléricalisme un programme
de gouvernement. Il continuera son œuvre avec Clemenceau
, mais le Cabinet chutera sur le problème de l'impôt.
Il est appelé, par le président Fallières , à constituer un cabinet
qui chutera à cause de la question du Maroc : il se méfie de
l'alliance, alors très en vogue, avec la Russie, et manifeste sa sympathie
avec l'Allemagne avec laquelle il cherche à conclure un accord. De
nouveau Ministre des finances de Gaston Doumergue
, il devra démissionner après que son épouse ait tué
d'un coup de revolver le directeur du Figaro .
Ses ennemis politiques utilisèrent ses sympathies
pro- allemandes pour le faire condamner, après la guerre, pour haute
trahison. Il du attendre une loi d'amnistie et sa complète réhabilitation
pour entrer, toujours aux finances dans le cabinet Painlevé
. Il s'efforça de stabiliser les comptes, reniant pratiquement l'impôt
sur le revenu et se déclarant cette fois adversaire de l'impôt
sur le capital préconisé par les socialistes.
A la chute du gouvernement, il reprit sa place au sein
du groupe de la gauche démocratique du Sénat, mais cette fois
à la droite du parti radical. Briand lui demandera
une nouvelle fois, en 1926 de prendre le portefeuille des finances. L'hostilité
de la gauche provoquera sa chute.
Il est resté toute sa vie fidèle à
la collaboration franco-allemande, tout en ne cachant pas son aversion pour
les idées hitlérienne. Il a voté les pleins pouvoirs
au Maréchal Pétain .
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Carné ( Henri, Jean-Baptiste, Antoine de Coetlogon, marqui de) né le 17 janvier 1834 à Sevignac (Côtes-du-Nord), mort le 23 janvier 1912 au Château de la la Villesblanc en Sévignac (Côtes-du-Nord)
Carnot François né le 22 février 1872 à Paris, mort le décembre 1960 à Paris.
Casse (Eugène, François,Germain ), né le 23 septembre à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), mort le 9 décembre 1900 en Avignon (Vaucluse)
Castellane (Boniface, Marie, Ernest, Paul, comte de) né le 14 février 1867 à Paris, il y meurt le 20 octobre 1932
Castelnau (Marie,Joseph, Léonce marquis de Curière de) né le 10 juin 1845 à Sainte-Affrique (Aveyron), mort le 29 mai 1909 à Paris
Cazeneuve ( Paul, Jean-Baptiste) né le 10 janvier 1852 à Lyon (Rhône), mort le 30 mars 1934 à Paris:
Chabert (Charles, Marie, Baptiste) né le16 décembre 1852 à Saint-Donat-sur-l'Herbasse (Drôme), mort à Saint-Donat-sur-l'Herbasse 30 septembre 1923
Chambrun (Charles, Louis, Antoine, Pierre, Gilbert, Pineton de ), né le 11 juin 1865 à Paris, mort le 24 août 1954 à Marvejols (Lozère)
Député de la Lozère de 1898
à 1933
Sénateur de la Lozère de 1933 à
1941
Délégué à l'Assemblée
Consultative provisoire de 1944 à 1945.
Petit-neveu du Général de Lafayette. Il
appartint d'abord, à la chambre, au groupe Républicain progressiste,
pour devenir non-inscrit en 1914, puis Républicain de gauche de 1919
à 1928,
Député indépendant de 1928 à 1932, enfin non
inscrit de 1932 à 1933. Il siégea dans de nombreuses commissions,
notamment celle du droit d'association (1898) et il se fit entendre au cours
de la discussion du projet et des propositions de loi concernant le contrat
et le droit d'association. Il eut bien d'autres fonctions au cours de ses
mandats.
Le 10 juillet 1940, à Vichy, fidèle à
la tradition républicaine des Chambrun, il fut le seul Sénateur
à se prononcer contre la révision de la Constitution, et fut
du nombre des 80 parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs
au Gouvernement du Maréchal Pétain
.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Charmes (Marie, Julien, Joseph, François, dit Francis) né le 21 novembre 1848 à Aurillac (Cantal) mort le 4 janvier 1916 à Paris.
Député du Cantal de 1881 à
1885 et de 1889 à 1898.
Sénateur du Cantal de 1900 à 1912.
Il s'intéressa à la réglementation
du travail parlementaire, fit parti de nombreuses Commissions, s'intéressant
plus particulièrement aux affaires étrangères.
Au Sénat, où il siégea à la
gauche républicaine, il proposa, dans la discussion de la loi sur
les congrégations, que les autorisations demandées fussent données
par décrets, mais il n'eut pas gain de cause (1901)
Le 6 mars 1908, il fut élu membre de l'Académie
française, au fauteuil laissé vacant part la mort de Marcelin
Berthelot.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Chavoix( Jean, Georges, François, dit Henri), né le 28 janvier 1844 à Excideuil (Dordogne), mort le 28 mars 1919 àParis
Cassagnac (Paul, Adolphe de Granier de), né à la Guadeloupe le 2 décembre 1842, mort à Saint-Viâtre (Loir-et-Cher) le 4 novembre 1904
Député du Gers de 1876 à 1893 et de 1898 à 1902
Catholique ardent, hostile à la politique de
ralliement préconisé par Léon XIII, il s'en prend, tant
à la tribune que dans son journal L'autorité , au Gouvernement
républicain : il avait inventé la théorie du "n'importequisme
", voulant dire que n'importe qui ou n'importe quoi étaient préférable
à la République.
Ses multiples interventions furent toujours véhémentes.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Chabert (Marie, Charles , Baptiste, Alexandre), né le 16 décembre 1852 à Saint-Donat-sur-l'Herbasse (Drôme), mort le 30 septembre 1923 à Saint-Donat-sur-l'Herbasse.
Député de la Drôme de 1899
à 1908
Sénateur de la Drôme de 1908 à
1923
Militant dans les rangs du parti radical
socialiste, il fut élu député avec le programme suivant
: abrogation de la loi Falloux ; impôt
progressif sur le revenu ; réduction à deux ans du service
militaire ; lois d'assistance et de solidarité sociale ; réduction
des dépenses ; protection de l'agriculture, du petit commerce et de
la petite industrie ; amélioration des chemins de fer ; suprématie
absolue du pouvoir civil sur tous les autres pouvoirs ; respect absolu
de la liberté de conscience et laïcité de l'Etat.
Il demanda, lors de la discussion du budget de la Justice
de l'exercice 1901, la suppression des "messes rouges" lors de la rentrée
des tribunaux. Il soutint constamment la politique des Ministères
Waldeck-Rousseau , Combes
, Rouvier, Clemenceau et vota
notamment la loi sur les associations (1901), la loi interdisant tout
enseignement aux congrégations (1904), la séparation des Églises
et de l'Etat (1905), la loi militaire sur le service de deux ans (1905),
la loi d'assistance aux vieillards et aux incurables.
Chautemps ( François, Émile ), né le mai 1850 à Valleiry ( Haute-Savoie), mort le 10 décembre 1918, à Paris
Député de la Seine de 1889 à
1897
Député de la Haute-Savoie de 1897
à 1905
Sénateur de la Haute-savoie de 1905 à
1918
Ministre de Colonies du 26 janvier au 1er novembre
1895
Ministre de la Marine du 9 au 13 juin 1914
Docteur en médecine venu s'établir à
Paris. Candidat républicain radical socialiste aux élections
de 1889, il mit en tête de son programme : la révision de la
Constitution dans le sens le plus démocratique, par une Assemblée
Constituante ; la suppression du Sénat et de la Présidence de
la République ; la liberté de la presse, de réunion et
d'association garantie par la Constitution ; la suppression du budget des
cultes, le retour à la Nation des biens de mainmorte ; la justice gratuite, la magistrature
élective ; le droit de l'enfant à l'instruction intégrale
(instruction laïque et gratuite ) ; le service militaire obligatoire
pour tous ; la substitution progressive des milices nationales aux armées
permanentes ; etc.
En matière économique, il réclamait
la suppression des octrois et des taxes de consommation,
l'impôt unique et progressif sur le revenu, la révision des
contrats ayant aliéné la propriété publique
(mines, canaux, chemin de fer ) ; la création d'une caisse de retraite
pour les vieillards et les invalides du travail, le droit à l'assistance
pour toute personne incapable de travailler ; la suppression de l'intervention
du patron dans l'administration de Caisses ouvrières ; la réorganisation
de la Banque de France, le crédit au travail, etc.
Il participa à de très nombreux débats
et prit l'initiative de nombreuses propositions de loi. Il
resta fidèle toute sa vie au groupe radical-socialiste. Au Sénat,
il était inscrit au groupe de la gauche démocratique. Il était
le père de Camille Chautemps.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Chauveau (Frank, Joseph, Charles ) dit Franck-Chauveau, né le 1er septembre 1846, mort le 30 mars 1921.
Député de l'Oise de 1876 à
1885
Sénateur de l'Oise de 1888 à 1906
Il fut secrétaire, puis vice-président
du Sénat. Il intervint dans de nombreux débats. Il vota contre
le général Boulanger et prit,
en 1896, l'initiative de la résistance au Ministère de Léon
Bourgeois , dont l'hostilité du Sénat
provoqua la chute.
A voté contre la loi sur le droit d'association
Chauvière (Emmanuel, Jean, Jules ), né le 13 août 1850 à Gand (Belgique), mort le 2 juin 1910 à Paris.
Député de la Seine de 1893 à 1910.
Né en Belgique de parents français (son
père était directeur des travaux du chemin de fer d'Alost à
Gand) Emmanuel Chauvière travailla d'abord comme correcteur d'imprimerie,
mais installé à Paris, débuta de fort bonne heure dans
l'action politique. En 1868, disciple de Blanqui
, il prit part à la manifestation Baudin , et
fut condamné à un mois de prison pour blessure à agent
; en 1869, il eut une nouvelle condamnation à six mois de prison pour
avoir prononcé un discours contre le gouvernement impérial,
mais fut amnistié le 15 août.
Sergent-major des francs-tireurs de l'Ile-de-France pendant
le siège de Paris, il fut, après l'armistice, garde national
au 82è bataillon. Secrétaire du général de la
Commune Duval, qui fut pris les armes à
la main, le 4 avril 1871, au plateau de Châtillon, il fut condamné
à cinq ans de prison et cinq ans de surveillance, mais réussit
à gagner la Belgique. A Bruxelles, il exerça des professions
diverses, fonda le journal Les droits du Peuple, et organisa l'
Association des Cercles réunis . Lors de l'amnistie, il revint
à Paris et trouva une place à l'Imprimerie Nationale. Il fonda
l' Association des chevaliers du travail et collabora au Cri du
Peuple, à La Lanterne, à l'Homme libre ,
à La petite République.
Il retourna en Belgique pour y propager les idées
socialistes ; il en fut deux fois expulsé.
Son programme de candidat à la députation se résumait
ainsi : " Triomphe de la République en Europe avec ses conséquences
; décentralisation administrative, autonomie de la Commune, sauf pour
tout ce qui peut nuire à l'unité nationale ; intervention de
l'Etat en faveur des essais d'émancipation des socialistes et des
républicains, partout où ces efforts se produisent ; Etats-Unis
d'Europe ; armement général du peuple, bataillons d'adultes,
suppression des armées permanentes ; organisations régionales
et communales des milices ; permanence des cadres utilisés à
des opérations administratives ou à des travaux publics ; liberté
absolue d'association ; laïcisation absolue partout et en tout ; droit
commun pour tous ; mandat impératif inscrit dans la loi ; toute-puissance
des assemblées primaires légalement autorisées. Utilisation
du privilège financier de la Chambre pour réduire le Sénat
ou application du référendum libre pour connaître le
sentiment des citoyens électeurs."
Inscrit au groupe des socialistes révolutionnaires,
il appartint à diverses Commissions et manifesta une grande activité
en faveur de la classe ouvrière.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Chenavaz (Octave, Pierre, Léonce), né à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs (Isère), le 15 juillet 1855, mort à Paris le 6 juillet 1912.
Député de l'Isère de 1895 à 1910
Son père était Notaire et Conseiller Général.
Il fit de sérieuses études juridiques, s'inscrivit au barreau
de Grenoble puis devint attaché au Parquet. Il deviendra, en 1886,
attaché au Ministre du Commerce.
Comme son père il se fait élire conseiller
général de l'Isère et ses compatriotes le portent à
la Mairie de son village natal en 1992. Il sera élu député
après plusieurs tentatives infructueuses.
Républicain radical anticlérical, il inscrivit dans son programme,
outre la consolidation de la République démocratique, une protection
efficace de l'agriculture, l'institution d'un impôt général
et progressif sur le revenu, la séparation des églises et de
l'Etat.
Il se montra particulièrement ardent dans la lutte
anticléricale.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Clamageran (Jean-Jules), né le 29 mars 1827 à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), mort le 4 juin 1903 à Limours (Seine-et-Oise)
Sénateur inamovible de 1882 à 1903
Ministre de Finances du 6 avril 1885 au 7 janvier
1886
Juriste et économiste, il est né à
la vie politique avec la République de 1848 et fit au régime
impérial une opposition d'autant plus résolue que son patriotisme
était désintéressé et qu'il sentait que la perte
de la liberté conduirait un jour à la catastrophe.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association
Clemenceau (Georges, Eugène, Benjamin), né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), mort à Paris le 24 novembre 1929.
Représentant de l'Assemblée Nationale
de 1871 à 1876
Député de la Seine de 1876 à
1885
Député du Var de 1885 à 1893
Sénateur du var de 1902 à 1920
Ministre de l'Intérieur du 14 mars au 19
octobre 1906
Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur
du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909
Président du Conseil, Ministre de la Guerre
du 16 novembre 1917 au 18 janvier 1920
Issu d’une famille de la bourgeoisie vendéenne
de tradition républicaine, Georges Clemenceau fait des études
de médecine, séjourne de 1865 à 1869 aux États-Unis
avant d’entrer véritablement dans la carrière politique. Maire
de Montmartre en septembre 1870, puis du XVIIIe arrondissement, il est élu
le 8 février 1871 député à l’Assemblée
nationale, y siège à l’extrême gauche et en démissionne
pendant la Commune. La même année, il devient conseiller municipal,
puis président du conseil municipal de Paris en 1875. Il est élu
député dans le XVIIIe arrondissement en 1876 sur un programme
comportant : suppression de l’état de siège, instruction primaire
obligatoire et laïque, séparation des Églises et de l’État.
Après 1877, il se sépare des opportunistes et dirige le petit
groupe d’extrême gauche d’où sortira le Parti radical. La violence
de ses discours et l’adresse de son intelligence font de lui un "tombeur
de ministères" : celui de Gambetta , puis
celui de Ferry , au nom du patriotisme intégral
contre la politique coloniale. Il fonde un journal : La Justice. À
partir de 1885, il représente le Var à l’Assemblée. Il
soutient la carrière politique du général Boulanger à ses débuts. À
la fois autocrate et libertaire, il multiplie les mots et les duels. En 1893,
il est battu aux élections après avoir été impliqué
dans le scandale de Panamá . Éditorialiste
à L’Aurore, le 12 janvier 1898 il y publie la lettre de Zola "J’accuse",
à propos de l’affaire Dreyfus . En
1902, le Var l’envoie au Sénat, qu’il a violemment combattu : "Le
Sénat [...] c’est la résistance au mouvement, l’immobilité,
la réaction". Dans le cabinet Sarrien (1906),
il est ministre de l’Intérieur.
La même année, le "Jacobin" Clemenceau accède à
la présidence du Conseil et appelle à son gouvernement le socialiste
indépendant Viviani pour qui il crée
le ministère du Travail chargé d’appliquer une série
de réformes dans le sens de la justice sociale (limitation du temps
de travail, assurance vieillesse). Le nouveau président a un vaste
plan de réformes pour tous les secteurs de la vie nationale, et il
est appuyé par une écrasante majorité du Bloc des gauches
à la Chambre. Mais la C.G.T., où les "révolutionnaires"
viennent de triompher des "réformistes", suscite contre lui une vague
de grèves. Celui qui s’est proclamé le "premier des flics"
ne supporte pas cette agitation et la réprime durement. Vignerons du
Midi, instituteurs, fonctionnaires, armée protestent à leur
tour, et les socialistes se désolidarisent des radicaux qui rendent
leur chef responsable de cette cassure. Ne voulant ni se rapprocher de la
droite, ni pratiquer la politique demandée par la gauche, et brouillé
avec Jaurès qui est devenu le porte-parole de celle-ci, Clemenceau,
muré dans son intransigeance, est renversé en juillet 1909
par ceux qu’il appelait avec mépris les "muets du sérail" (radicaux).
Il entre en 1909 dans l’opposition, aux côtés
de Caillaux et de Briand .
Il fonde un nouveau journal, L’Homme libre, qui devient bientôt L’Homme
enchaîné, et dans lequel il combat tous les gouvernements qui
se succèdent jusqu’en 1917. Mais, le 16 novembre 1917, il prend la
direction du gouvernement et "fait la guerre". Sa popularité est immense
et, pour une génération d’hommes, il incarne l’histoire même
de notre pays. À la chute du cabinet Painlevé
, Poincaré fait le "choix inévitable"
de celui dont le programme se résume en une phrase : "Je fais la guerre".
Churchill, qui était présent le jour de la présentation
de son gouvernement à la Chambre, écrira : "Tout autour de lui
était une assemblée qui eût tout fait pour éviter
de l’avoir là, mais qui, l’ayant mis là, sentait qu’elle devait
obéir."
L’Action française soutient celui qui est maintenant,
pour elle, le vieux chouan. La S.F.I.O. le redoute depuis qu’elle l’a connu
ministre de l’Intérieur et briseur de grèves. Monarque pour
les uns, comité de salut public pour les autres, Clemenceau entreprend
la lutte sur le front de l’intérieur comme de l’extérieur. Malvy
qui, comme ministre de l’Intérieur dans les précédents
cabinets, s’était solidarisé avec les manifestations défaitistes,
est banni sous l’accusation de forfaiture ; Caillaux est lui aussi emprisonné
pour avoir "parlé" avec les Allemands. Clemenceau visite le front,
soutient le moral des troupes, se bat avec les Alliés pour imposer
aux armées le commandement unique de Foch, défend encore celui-ci
devant la Chambre lors de la dernière contre-offensive en été
1918. La suprématie du civil sur le militaire, c’est lui et lui tout
seul et, s’il a des comptes à régler avec ses généraux,
il le fait loin des oreilles parlementaires. Le "Tigre" est devenu le "Père
la Victoire".
Le 11 novembre 1918, il donne lecture à la Chambre
de la convention d’armistice. Il y est acclamé, et les députés
proclament qu’il a "bien mérité de la patrie". Président
de la Conférence de la paix, il s’oppose souvent à Wilson et
à Lloyd George. Pour Clemenceau, l’Allemagne doit payer, réparer,
restituer. Il faut démanteler cet ennemi héréditaire.
Mais, si Clemenceau obtient la restitution de l’Alsace-Lorraine, il échoue
pour la rive gauche du Rhin, ne reçoit pour la Sarre qu’une concession
provisoire. Et si le principe des "réparations" est retenu, le montant
n’en est pas fixé.
Clemenceau semble avoir compté sur la garantie américaine
pour maintenir le nouvel équilibre européen imposé par
le traité de Versailles. Sa renommée est alors universelle.
En 1920, la coalition des habiles et des inquiets, autour de Briand, l’écarte
de la présidence de la République. Clemenceau présente
la démission de son gouvernement le 18 janvier 1920. Il quitte la
scène politique et se retire dans son village de Vendée, après
une présence politique qui a marqué un demi-siècle.
___________________________________
© 1998 Encyclopædia Universalis France S.A.Tous droits de propriété
intellectuelle et industrielle réservés.
Cochin (Denys, Pierre, Augustin, Marie ), né à Paris le 1er septembre 1851, mort à Paris le 24 mars 1922
Député de la Seine de 1893 à
1919
Ministre d'Etat de 1915 à 1916
Sous-secrétaire d'Etat aux affaires
étrangères (Blocus) de 1916 à 1917
En 1870, il s'engagea, fut nommé porte fanion
de Bourbaki dans la campagne de l'Est. Après la guerre, il passa une
licence ès lettres et une licence en droit. Il chercha longtemps son
chemin. Bien qu'il accordât la prééminence à la
science et à la philosophie sur la politique - "La politique, écrivait-
il, me paraît la servante des autres œuvres de l'intelligence humaine,
un Colbert me fait l'effet d'un respectable et utile intendant chargé
de tenir convenablement la maison où travaille un Descartes"- il jugea
de son devoir de se lancer dans la mêlée pour défendre
les grandes cause qui lui étaient chères. Mais le mandat politique
fut pour lui un moyen et non une fin et il n'accepta jamais la moindre compromission.
Après des échecs en 1877 puis de 1885 il aurait pu devenir
député en 1889 s'il ne s'était ouvertement déclaré
adversaire de l'alliance des conservateurs avec le boulangisme qu'il jugeait
menaçante pour les libertés parlementaires. Ses méditations
le conduisirent un jour à considérer la monarchie parlementaire
comme le meilleur système pour assurer le libéralisme pratique.
Il se classa donc dans l'opposition de droite, mais il se sentait incapable
de faire une opposition systématique à la république
s'il la jugeait gouvernée par des hommes modérés, libéraux
et intègres. Il concevait la politique non comme un duel de personnalités,
mais comme un duel d'idées et il savait rendre justice à ses
adversaires quand ils soutenaient des thèses ou prenaient des décisions
qu'il trouvait justes.
Il intervint pour le développement des sciences
et de leur enseignement, déposa entre autre, une proposition tendant
à l'abolition de l'esclavage à Madagascar (1896). Il aborda
à la tribune tous les grands problèmes du moment et fut l'un
des orateurs les plu écoutés de la droite libérale :
politique étrangère, spécialement les question d'Orient,
défense de l'église, des congrégations religieuses et
des libertés scolaires. Certains de ses discours eurent de grands retentissements
: sur les massacres en Arménie ,
sur le statut de la Crête
, sur les affaires marocaines. dans la querelle religieuse, s'il fut toujours
d'une intransigeance absolue sur les principes et s'opposa vivement aux cabinets
Waldeck Rousseau et Combes
, toute surexcitation des passions lui déplaisait.
Il fut élu membre de l'Académie française
en 1911 où il succéda à Albert Vandal.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Cochin (Henri, Denis, Benoist, Marie), né le 31 janvier 1854 à Paris, mort le 9 décembre 1926 à Paris
Député du Nord de 1893 à 1914
Il s'engagea à 17ans, en 1871, pour la
défense de Paris, puis participa à la répression de
la Commune . Licencié en droit et en
lettres, il fut attaché à la direction de la presse au Ministère
de l'Intérieur dans le troisième Cabinet de Broglie , dit Ministère du 16 mai , il démissionna de cet
emploi lorsque le Gouvernement fut contraint de se retirer après les
élections d'octobre 1877.
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Codet Jean , Julien, Augustin né le 24 juillet 1852 à Saint-Junien (Haute Vienne), mort le 10 octobre 1920 à Brides-les-Bains (Savoie)
Après ses études de droit, il entra dans
l'administration préfectorale qu'il quitta pour s'engager dans la
grande industrie papetière, puis dans la politique.
Affirmant qu'il n'était
le candidat d'aucune coterie et faisant appel à tous les républicains
sincères, il se prononça pour l'application du programme réformiste
tracé par Léon Bourgeois au nom du parti démocrate progressiste.
Son activité parlementaire fut intense : rapportant
plusieurs lois en discutant plusieurs autres. Il soutint fidèlement
le Ministère Waldeck-Rousseau et vota la loi sur les associations dont
il en demanda la modification en 1902 en déposant
une proposition de loi.
En 1905, il fut l'un des auteurs des amendements qui firent
mettre gratuitement et pour une durée illimitée à la
disposition du culte
Au Sénat, où il siégea à la
gauche démocratique, il fut tout aussi actif en intervenant sur les
retraites ouvrières et paysannes, l'impôt général
sur le revenu .....
Colin (Maurice, Pierre) né le 11 janvier 1859 à Lyon, il y meurt le 9 septembre 1920
Combes (Émile, Justin, Louis ), né le 6 septembre 1835 à Roquecourbe (Tarn), mort le 24 mai 1921 à Pons (Charente-Inférieure)
Sénateur de la Charente-Inférieur
de 1885 à 1921
Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-arts
et des Cultes
du 1er novembre 1895 au 23 avril 1896.
Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur
et des Cultes
du 7 juin 1902 au 18 janvier 1905.
Ministre d'Etat du 29 octobre 1915 au 12 décembre
1916.
Fils d'un tailleur devenu tisserand, il fit ses études
au petit séminaire de Castres (Tarn) et les
poursuivit à Paris à L'école des Carmes, puis entra
à la Sorbonne pour réussir une licence ès lettres. Élève
au grand séminaire d'Albi, il devint professeur au collège
de l'Assomption de Nîmes. Il reçut le diplôme de docteur
ès lettres en 1860. Il abandonna alors l'état ecclésiastique
auquel il semblait jusque là voué.
Se fixant à Paris, il y fit ses études de
médecine et ouvrit un cabinet médical à Pons où
il exerça de 1868 à 1885. Il s'y occupa également de
politique.
Dès lors, sa rupture avec l'Église catholique
fut consommée et c'est avec les idées républicaines les
plus avancées qu'il se présenta, sans succès, aux élections
générales législatives de 21 août 1881.
A peine élu sénateur, il s'assure vite une
place importante par son inlassable activité et son dévouement
à la chose publique. Siégeant au groupe de la gauche démocratique,
dont il devint le président, il se spécialisa d'abord dans les
questions d'enseignement et s'intéressa également au projet
de loi relatif à l'exercice de la médecine.
Au moment de l'affaire Dreyfus
, il s'affirma un des partisans les plus déterminés à
la révision du
procès et entreprit dans le pays, dans la presse et au Parlement, une
lutte passionnée pour la "défense républicaine et laïque".
Il intervint dans le débat concernant les associations.
Après les élections générales
législatives de 1902 qui marquèrent le triomphe de la politique
de Waldeck-Rousseau , celui-ci abandonna le
pouvoir et désigna Émile Combe pour lui succéder.
Ce fut incontestablement la grande période de sa
vie. Il ne se contenta pas seulement de poursuivre la politique de son prédécesseur,
il l'accentua fortement dans le sens de la lutte anticléricale. S'appuyant
sur la loi du 1er juillet 1901 sur les congrégations non autorisées,
il en poursuivit inexorablement l'application pour arriver à la suppression
complète de l'enseignement congréganiste. Il s'appuya sur une
majorité républicaine et laïque appelée "Le Bloc"
composée des éléments socialistes, des groupements d'instituteurs
et de la franc-maçonnerie
. Il fit fermer des centaines d'établissements enseignants et fit repousser
par la Chambre les demandes présentées par les congrégations
non autorisées pour obtenir l'autorisation. Il fit enfin voter, le
7 juillet 1904, la loi qui interdisait l'enseignement à toutes les
congrégations. La rigueur qu'il porta dans l'application de cette
loi amena Waldeck-Rousseau à protester,
vainement d'ailleurs : il n'admettait pas que l'on transformât une
loi de contrôle en loi d'exclusion.
Il entra ensuite dans un violent conflit avec le pape
au sujet de la nomination des évêques de Dijon et de Laval et
finit par rompre les relations diplomatiques avec le Vatican. Il entreprit
alors la séparation des Églises et de l'Etat, mais n'eut pas
le temps de mener son projet à bien. Son Cabinet fut obligé
de démissionner le 18 juillet 1905 à la suite des remous causés
par l'affaire des fiches qui avait déjà amené le général
André à se retirer le 15 novembre 1904.
C'est sous son ministère que se fit le rapprochement
avec l'Italie et que se scella l'entente cordiale avec l'Angleterre.
A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.
Constans (Paul
, André, Ferdinand) né le 8 septembre 1857 à Néfiach
( Pyrénées-Orientales), mort le 4 décembre 1931 à
Montluçon (Allier).
Cuverville (Amiral Jules, Marie, Armand de Cavelier de ), né le 28 juillet 1834 à Allineuc ( Côtes-du-Nord), mort le 14 mars 1912 à Paris
Sénateur du Finistère de 1901 à 1912
Élu après une longue et brillante carrière
militaire, il participa à tous les débats traitant du domaine
maritime, fluvial, du domaine militaire en général et des colonies.
Il défendit les congrégations .
A voté contre la loi sur le droit d'association.
Dansette ( Jules, Auguste, Joseph) né le 17 septembre 1857 à Armentières (Nord), mort le 30 mars 1917 à Paris
David (Fernand) né le 18 octobre 1869 à Annemasse (Haute-Savoie), mort le 17 janvier 1935 à Paris.